jeudi 12 juin 2008

Fabrication de beaux souvenirs





Il nous reste des images marquantes de notre enfance, et souvent, il s'agit d'évènements anodins. C'est à la qualité de leurs souvenirs que j'ai pensé quand Fabienne et Augustin ont voulu aller trampoliner dans la MÉGA averse de dimanche soir. Je les ai laissé faire, je les ai même photographiés, ce qui générera sans aucun doute ce genre de conversation dans dix ans "Te souviens-tu quand on avait fait du trampoline dans le méga-orage, là, c'étai full dangereux, pis là maman nous avait laissés faire, pis là on était presque morts quand la foudre nous avait tombé dessus, mais je t'avais sauvée en te poussant en faisant un double salto arrière, full réussi soit dit en passant?? Tsé là, full dangereux, j'te dis "

Magie magie!!!


Hier soir, j'ai eu une prise de conscience (finalement, c'est la manière de progresser dans la vie, non?) : Antoinette, à près de huit mois, se réveille encore vers 11h ou minuit, et je lui donne, SANS MÊME RÉFLÉCHIR, quelle honte, le sein. Ensuite, vers trois heures, de nouveau elle réclame et je la prends dans notre lit pour finir la nuit. Tsst tsst, ça commence à peser, j'ai donc décidé de réfléchir (enfin!) pour m'apercevoir que ciel! elle a vraiment presque huit mois. Ce lait n'est pas indispensable à sa survie, et si je décide de ne lui pas donner, je peux certainement garder mon titre de mère parfois digne. La soirée est fraîche et calme lorsqu'elle se réveille vers 10 h 30 (elle exagère ou quoi?). Je la prends dans sa couverte et l'emmène sur la balcon se bercer un peu sur une chaise qui ne berce point du tout. Le but, ne l'oubliez pas, est de ne pas lui donner de lait, l'intérêt qui la réveille (je le pense en tout cas). Je lui chante donc force chansons inventées ayant pour thème le sommeil prolongé d'une nuit ininterrompue, même que ça rime (Antoinette Rousseau fait des dodos, toute la nuiiiiiiit, dans son liiiiiiiiiiiiiiiiiiiit).
À trois heures? Rien. Même pas de réclamation de chanson.
À six heures au réveil? Force m'est de constater son absence.
Oserais-je crier victoire?

Ça y est

Ok, c'est un petit dégât de rien du tout, on s'entend, mais le bébé, je l'avais déposé sur son tapis de jeux, pas devant la plante, tsé. Ça s'est passé la semaine dernière, maintenant, c'est la folie, il faut partir à sa recherche dans toute la maison, elle se rasseoit, roule, tourne, se lève...le temps du bébé est révolu, c'est maintenant le temps du petit MONSTRE!!!!!



(du magnifique petit monstre!!!)

Quand le système D embarque



Joséphine m'étonne par sa débrouillardise: nous possédons un vieux vélo qui ne sert plus mais qui distribue encore ses pièces valides aux vélos vétérans. Sans parler de l'absence de ses pédales, un des pneus est crevé(que dis-je! usés complètement par Maximilien qui freinait sec pour faire de l'effet, à trois ans, sur un vélo dont les roues ont genre 10 pouces de diamètre!). Mais aujourd'hui, Joséphine voudrait bien prendre CE vélo, en souvenir du bon vieux temps. Fait que elle essaie de l'arranger.

jeudi 29 mai 2008

Énigme de papilles


Expliquez-moi quelqu'un: Antoinette peut aller jusqu'à se faire vomir lors d'un repas adapté avec amour à ses besoins, mais elle peut, 10 minutes plus tard, profitant du fait que je détache d'elle mon regard au moment de shampouiner ses soeurs, se mettre à téter goûlument, sans même sourciller, la savonnette....

???

Son haleine a été bonne toute la soirée, c'est au moins ça.


( je n'ai pas eu le réflexe de photographier ce moment odorant)

vendredi 23 mai 2008

De l'influence des plus vieux qui entendent des saloperies à l'école


Aujourd'hui, Jo et moi avons fait un coloriage géant de la fée Clochette. Pendant que je coloriais les choses poches autour, elle s'en donnait à coeur joie avec la robe (et le champignon orange: c'est pas moi qui fait les champignons orange). Bref, le plaisir était au rendez-vous. Brisant le silence (à l'instar Nathalie Simard), ce silence si caractéristique de la grande création, elle demanda : "La fée clochette, maman, elle a des boules?"
Après un bref "grheufftpf", je me suis rappelée mère indigne se lançant dans la grande philosophie avec sa fille ou neveu whatever de 4-5- ans après avoir mal interprété une question (dû à la proximité des mots "condo" et "condom", souvenez-vous!). Sagement instruite de cette mésaventure, je me rattrapai en lui demandant si elle parlait des jolies bouboules de poil qui ornent les pantoufles de Clochette. Non. Les boules. Les vraies, en chair et non en os. S'en est suivi une petite et légère conversation à propos des niveaux de la langue.

mardi 20 mai 2008

Petit problème...


Je dois dire que je n'ai jamais fait une tonne de casses-tête avec Joséphine, et que là, je tombe de haut! C'est un talent qu'elle n'a pas et qu'on s'empressera d'entraîner!
Voyez le joli casse-tête de Dora, 24 grosses pièces.
Réalisant qu'elle ne l'avait pas pantoute (elle a commencé par assembler la grosse face les cheveux dans le menton, en forçant pour que ça rentre), je lui ai pratiquement tout placé sans rien imbriquer, pensant que ça lui allumerait un indice ou deux...malheureusement, pas la moindre étincelle n'a jailli. Elle prend carrément un morceau qui est en place, le retourne et dit qu'il ne fait pas là. Ouh la la!
À la toute fin, comme en témoigne la photo, elle a affirmé qu'il manquait des pièces. Je pense aussi qu'il manque une pièce, mais je crois que nos raisons de le penser sont bien différentes!